
Malicorne, jolie petite ville sur les bords de la Sarthe a depuis plusieurs siècles une vocation de « Potiers » puis de Faïenciers. Le renom des Faïenceries de Malicorne n’est plus à faire en France, il commence à s’établir à l’étranger.
Il faut remonter au XIIIe siècle pour retrouver l’origine du travail de la terre argileuse de la région de Malicorne où l’on fabrique des briques et des tuiles pour la construction, et divers objets culinaires. Toutefois, la vente et la production se limite à la région.
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C’est en 1747 qu’un dénommé Jean Loiseau, ancien Capitaine au long cours ayant travaillé aux Faïenceries de Nevers et qui passait par Malicorne, est séduit par le site, la situation géographique entre Le Mans et Angers et la richesse de la région en terre argileuse. Il décide le 2 août 1747 très exactement, de s’installer à Malicorne avec sa famille, rue de la grande Maison. C’est la première Faïencerie. |
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La fabrique prospère, les tourneurs apparaissent. De Nevers, Jean Loiseau fait venir des peintres dont un certain Pierre Rabigot. C’est à ce moment que nous voyons apparaître le style Nevers. Pierre Rabigot apporte la composition de l’email blanc à l’étain, il ajoutera le dessin polymorphe de fleurs et d’ornements.
En 1784, L’inspecteur Général des Manufactures de Tours signale le succès rencontré par les faïenceries de Malicorne.
Jean Loiseau meurt le 16 octobre 1785, il est inhumé au cimetière de Malicorne.
Jean-Louis Loiseau son fils, prend alors la succession, il développe l’entreprise et la vend à en 1829 à Cador.
Cador maintient et développe l’important héritage qu’est le Malicorne. La production se vend bien et commence à être renommée. Cador marie sa fille à Jules Béatrix. Le métier passionne ce dernier, son mariage avec la fille de Mr Cador contribue de nouveau au renom des Faïenceries de Malicorne. Jules Béatrix met en commun avec son beau-père, son intelligence et son imagination créatrice. En 1857, ils exposent leurs productions au Mans où le jury remarque et apprécie le grand nombre de faïences, la variété, de leurs formes, le bel email, les recouvres et leur élégance.
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De son mariage avec Mle Cador, Jules Béatrix à un fils qui porte le même prénom que son père. Il prend par la suite la direction de la Faïencerie lorsqu’il se marie avec Mle Pellerin. De cette union naissent deux filles : l’une épouse Jules Moreau, l’autre Léon Pouplard. C’est Léon Pouplard qui succède à ses beaux-parents. Il agrandit encore le renom des faïences de Malicorne et se spécialise dans l’imitation du Vieux Rouen, du Vieux Quimper, du Moustiers et du Copenhague. De ce mariage, il n’y aura pas d’enfant. |
La sœur de Madame Pouplard, mariée à Jules Moreau avait acheté, en 1918, pour son fils qui porte le même prénom que son père, Jules (5 générations) une autre faïencerie où il fabrique des faïences « artistiques ». C’est à dire plus décoratives qu’utilitaires. Il fait prospérer cette entreprise, et quand, après avoir animé pendant 60 ans la Faïencerie de la famille, Léon Pouplard laisse sa fabrique à son neveu Jules Moreau, ce dernier réunit les deux entreprises. Il continuera à développer la fabrication de copies de faïences des XVII et XVIII ème siècles.
Aujourd’hui, ce sont ses fils qui assurent la poursuite de l’œuvre de la famille.
Les méthodes de fabrication ont peu changé, le travail est essentiellement fait à la main, ce qui confère à notre collection un caractère très proche des pièces faites aux XVII où XVIII siècles.
Texte rédigé par les Moreau.
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En 1993, les Moreau cèdent la Faïencerie à Jean-Pierre Fouquet qui, avec son épouse Brigitte, s’inscrira dans la tradition insufflée par les Loiseau, Rabigot, Cador-Beatrix, Pouplard et Moreau. En 2007, La Faïencerie est rachetée par Thierry et Véronique Taravel. Les difficultés financières accentuées par la crise d’octobre 2008 imposent un arrêt de l’activité fin décembre. Début 2009, une nouvelle page d’histoire commence avec la reprise par B. Denis, né à Fontaine-Daniel (53) et E. Le Calvez, d'origine bretonne. |
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